Quand ton silence remplace l’effervescence quotidienne
Quelques instants de répit durant lesquels, docile, je me fais tienne
Te voila, enfin, Nuit secrète tant attendue et si obscure
Tu te plais à me faire peur mais, sais-tu que je n’en ai cure ?
Fougueusement, je me blottis au creux de ta fourrure
O nuit écarlate, je te veux, toi, témoin de mes ratures
Tes étoiles illuminent de leurs branches les ténèbres de mon cœur
Mystérieux, ton soleil me frôle de ses ailes d’une infinie douceur
A toi seule, je puis confier mes secrets, jusqu’aux plus intimes
Je plonge dans la plus noire de ta chevelure, je suis parcelle infime
Tu ne laisses aucun répit à ces pensées qui voltigent, inflexible
Ta proie chaque fois tu la choisis, ce soir c’est moi ta cible !
Je ne saisis pas toujours le sens caché de ton si subtil langage
Parfois, je parviens à peine à distinguer ton si placide visage
Je me laisse bercer tranquillement par ton chant langoureux
Ta voix me transporte, soumise, je me laisse prendre à ton jeu…
2ème prix au concours de poésie "Les amis de Paul Verlaine" en 2007